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  • incantation rase.

    dire, redire
    dans l’attente têtue
    qu’une parole change le réel
    ou l’arrête
    demander à la langue de réparer
    routes, toits, chambres (extrait)

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

    micro journal 476-2026.03.21

  • une greffe froide.

    ça se greffe aux mâchoires
    la guerre dans les narines
    formatée propre, livrée froide
    c’est garanti cyclique
    on ne s’en débarrasse pas
    chose qui colle
    durcit (extrait)

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

    micro journal 475-2026.03.15

  • je me méfie des phrases humides, salive des bouches sèches.

    feutres acrylique… | 13

  • Prochaine rencontre autour de 𝙎𝙤𝙗𝙝𝙞𝙮𝙚́ – 𝘾𝙤𝙧𝙥𝙨 𝙙𝙚 𝙛𝙚𝙢𝙢𝙚𝙨


    Le 26 mars à 19 h, je serai à la librairie La Grande Balade, au Kremlin-Bicêtre, pour un échange autour de 𝙎𝙤𝙗𝙝𝙞𝙮𝙚́ – 𝘾𝙤𝙧𝙥𝙨 𝙙𝙚 𝙛𝙚𝙢𝙢𝙚𝙨, animé par Emmanuelle Favier.
    L’occasion de partager discussions et lectures.
    Un grand merci à Julien Doussinault et Marion Roset d’accueillir cette rencontre, ainsi qu’à Emmanuelle Favier et aux associations Le Blanc de la neige et Histoires de femmes.
    Merci également au Conservatoire et à la Médiathèque du KB pour l’attention réservée au livre et à l’annonce de cette rencontre sur leurs murs.
    Au plaisir de vous y retrouver.

    𝗟𝗮 𝗚𝗿𝗮𝗻𝗱𝗲 𝗕𝗮𝗹𝗮𝗱𝗲, 30 av Eugène Thomas au Kremlin-Bicêtre (métro ligne 7).

  • RTBF: Entretien autour de Sobhiyé dans l’émission Majuscules.

    Immense merci à Eddy Caeckelberghs de m’avoir reçue dans l’émission Majuscules sur la RTBF, diffusée le 8 mars, pour une rencontre autour de Sobhiyé – Corps de femmes.
    Nous y avons exploré les thématiques du livre, le travail de la langue, la place du corps…

    Écouter le podcast : L’entretien est disponible en replay sur la plateforme Auvio :

    (L’entretien débute à 36:26. L’accès est gratuit : pour lancer l’écoute, il vous sera simplement demandé de créer un compte RTBF en quelques clics.)

  • Quand Sobhiyé devient atelier: l’exploration de Nathanaëlle Quoirez.

    (message partagé avec l’autorisation de Nathanaëlle)


    Quand mon amie, l’immense poète Nathanaëlle Quoirez, transforme Sobhiyé – Corps de femmes en terrain d’exploration et de création dans ses ateliers d’écriture et de théâtre… quand elle me raconte comment chaque voix s’empare de Sobhiyé pour inventer son propre chant, le texte me revient chargé d’une humanité qui me bouleverse… Merci infiniment Nathanaëlle de prolonger la vie de Sobhyié, de lui donner corps et matière entre d’autres mains.

    Si vous ne connaissez pas l’écriture de Nathanaëlle, lisez-la absolument : Lettres à Madame, Editions Lurlure ou Kaïros chez Polder

  • nous n’avons pas grandi

    Nous n’avons pas grandi. Le temps n’est pas. L’avenir passait déjà quand nous étions hier. Nous y sommes encore. À chaque image qui reflue. À chaque son qui s’abat. Un vieux sursaut : chercher l’abri. J’ai gardé l’âge des premières fois. La sidération. Et ces mots que l’on supplie d’être vrais, pour que l’illusion tienne. L’abri n’était qu’un appartement en sous-sol. Un espace se rêvant demeure – on avait appris à compter les étages entre sol et ciel, le poids du béton sur les paupières. Ainsi fut notre jeunesse, sans autre toit que la langue.
    Il ne suffit pas de baptiser un lieu « abri » pour qu’il se mure et protège.

  • février 2026 | carnet

    février, mois-rature
    je te hais
    que ça passe ne suffit pas

    sœur et frère
    mêmes lèvres tombantes
    des enfants pourtant
    l’ennui, héritage familial

    sous la paupière droite, l’intrusion
    un grain prend toute la place
    s’arracher l’œil –
    taire cette cacophonie

    le poids du rouge sur mes lèvres
    ma bouche n’a pas appris
    à porter d’autres couleurs

    quand il pleut, le chemin se délave
    je perds ses contours
    le corps s’entête, pris de vitesse
    aveugle au sol

    j’attends la coïncidence
    l’absolu :
    illusion de jeunesse

    (rêve)
    un éditeur corrige le recueil
    de sa poète morte
    face à face : l’original et sa version rectifiée
    édition bilingue posthume

    des visages me font face
    six lèvres muettes bougent
    en prières continues
    le rythme se voit dans l’œil fixe

    remplacer les mots par des couleurs
    dans cette langue insensée, trembler
    traits maladroits des débuts

    (rêve)
    la grand-mère morte vit
    minuscule, herbeuse à nos pieds
    une agitation d’insecte
    si petite, confondue avec la terre :
    on l’écrase par mégarde, on ne l’a pas vue
    plus rien au sol
    puis ça bouge – elle se relève, s’ébroue
    au-dessus de sa tête, une auréole
    et ses bras tendus vers le ciel

    éviter mon reflet avant de parler

    dents crispées
    l’attente peut-être
    mâchoire-porte
    l’intime empêché

    une bête au bord du cri
    la colère cherche sa proie

    ses messages, douceur écrite
    puis elle appelle et sa voix, tout autre :
    certains n’ont pas la langue de leurs mots

    tenir contre l’usure
    durer – ce malheur désormais

    le corps n’est pas peau, os, sang
    le corps chantier, charnier
    l’image dévie :
    je suis un pamplemousse qu’on épluche
    qu’on découpe
    et la morsure – spectatrice
    de cette matière que je suis

    il y a maintenant un livre
    entre le monde et mon corps
    – protégée et exposée
    par l’écriture expirée

    j’entends sa voix longtemps après
    personne ne parle
    un prénom répété qui empêche de dormir
    ce n’est pas le mien, il appelle sa femme
    le prénom revient, revient : injonction sans objet
    nuit, bruits, animaux furètent
    mais c’est son irruption que je crains
    improbable, hallucinée
    puis le prénom revient scander la langue
    l’empreinte est là
    comme une main qui pèse après s’être retirée
    je ne serai pas agressée, je suis envahie

    au plus près des choses
    et décollée
    j’écris myope

    accepter l’idée de ce carnet ouvert
    mais l’appréhension, toujours –
    entendu dans le métro :
    « on doit arrêter d’avoir
    autant d’appréhensions sur les autres. »
    j’ai pensé : elle se trompe de mot
    elle veut dire a priori
    je me dis aujourd’hui
    que son expression se tient

    des moments de peinture
    divagations sans objectif
    mes mains-objets
    font

  • quand le temps demeure.

    quand l’instant vit en bouche, feuilles tendres.
    juteuses blettes et poigne de citron.
    quand le temps demeure.

  • les os se souviennent.

    à nouveau réveillée tête en terre
    bouche narines à l’arrêt
    les oreilles sourdes à leur propre voix
    qui entend le silence des yeux ?
    nos ancêtres peut-être
    les os se souviennent (extrait)

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

    micro journal 474-2026.03.06

  • quand ta main me renifle.

    je suis devant toi
    sans l’usage de ma peau
    absente à ton visage
    je t’aime de biais
    je te reviens, posthume
    corps en apnée (extrait)

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

    micro journal 473-2026.02.27

  • que la terre reconnaisse nos os.

    écrire l’inquiétude
    le soupçon sous la langue
    coudre le réel à vif
    mots étrangers,
    déjà malentendus (extrait)

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

    micro journal 472-2026.02.22

  • L’Orient-Le Jour — « Un Liban au féminin, entre intime et paradoxes »


    Sobhiyé – Corps de Femmes fait l’objet d’un bel article dans L’Orient-Le Jour ! Honorée de recevoir une telle place dans ce journal de référence, si emblématique. Un grand merci à Zena Zalzal pour son regard sensible sur ces voix de femmes.

    « Porté par une écriture fragmentée […] le texte semble jaillir d’un ressenti brut, viscéral, d’où affleurent la mémoire d’enfance et les questionnements sur la féminité, la loyauté filiale, la place du corps au sein d’une société libanaise aux injonctions souvent antinomiques. »
    Zena Zalzal, L’Orient-Le Jour

    📰 Article dans l’édition papier du 14 février (+ version numérique).

  • j’ai cinq ans de tristesse ahurie.

    ce jour qui revient, cinq ans plus tard 
    cinq ans, mon nouvel âge
    j’ai cinq ans de tristesse ahurie
    j’ai cinq ans d’impossible 
    qui ne passe pas

    il y a l’avant de ta mort
    et pour seul après, ta vitalité
    elle nous habite, elle nous tient 
    je t’aime mon immense petit frère 
    mon Paul, mon lumineux
    toi qui restes – entier

  • un rien froisse ses veines.

    elle entend penser leurs yeux
    renonce quand l’aveu manque
    leur front – mur étrange (extrait)

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

    micro journal 471-2026.02.15

  • ce rêve qui échappe.

    j’ai levé les yeux comme interpellée
    une présence veille
    un pli de clarté
    la lumière avance à l’ombre
    une apparence captive (extrait)

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

    micro journal 470-2026.02.07

  • janvier 2026 | carnet

    ici mon corps passif
    je suis son absente

    pour ne pas y penser 
    je disperse les gestes 
    dévie par fragments

    au hasard
    à mon insu

    sur le canapé de chez eux
    bassin tordu comme détaché
    je n’entends pas ma gêne
    je suis dehors, à l’écoute

    entre terreur et banalité 

    quand l’attente sans objet 
    sature mes yeux de bruit 
    me vide de ma langue

    je préciserai l’émotion 
    des mains qui prennent mon visage 
    dans le rêve raconté

    le scrupule, ta faille active
    entre présence et rupture

    la forme cherche ses défauts
    beauté qui doute

    je veux fixer le quotidien 
    visible sur mon corps 
    m’assurer de toucher la fin

    biais, récit 
    jusqu’à épuiser l’attente 
    doigts à l’épreuve du monde

    il s’agira de silence 
    front ramassé, à l’écart 
    ailleurs des mots insistent 
    assourdis

    de nuit je m’entends
    respirer comme une horloge
    saccades d’aiguilles 

    qu’une phrase transpire 
    forme froide, grave
    la page contredira 

    il faut la matière, ses interstices
    l’accident des surfaces
    un début d’infini 

    nuit de vents
    je m’endors dans leurs sursauts
    indistincts nos souffles

    une parole faite de cassures
    dépaysée, étrangère
    j’entends ses débris

    l’aplomb d’une note
    et la rumeur autour
    fracas du peu

    dans quel matin je vis 
    sous quelle peau
    déplacée hors de ma nuit

    la lumière, toile défaite
    accroche les araignées, les vents

    l’image comme distance 
    l’instant trouve ses plis

    l’apparence d’une répétition
    quand je m’arrête 

    survivre à quoi ?

    puis respirer à nouveau
    parce qu’immobile
    dans un texte inachevé 

    le mot arrivera 
    évident, aléatoire

    l’écoute est un sol mouvant
    à l’écart, avec 
    comme pulse l’inaudible

    doigts gelés
    feu – quelques secondes suffisent
    la neige serait feu et mer

    pour qui a connu la mer
    c’est aussitôt ça
    ces longs draps blancs 
    en apparence figés

    derrière la vitre
    papillons mordus
    au-dessus des lèvres

    quatre moustaches me font face
    traces d’ailes au visage
    aucune ne ressemble

    visages et voix d’enfant
    un matin neige

  • éboulement de phrases, la page perd ses bords.

    bics, feutres… | 12

  • un reste d’envol.

    cadence, retour
    vous remuez des paupières
    battre encore, s’envoler
    on revoit la rue
    le frisson des insectes
    l’horizon est plus bas
    on tombe enfin
    lourdement (extrait)

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

    micro journal 469-2026.01.27

  • Sobhiyé – Corps de femmes

    Joie ! ✨ Sobhiyé – Corps de femmes fait partie de la sélection
    du Prix Méditerranée Premier roman ! 🌊
    Merci aux membres du jury pour l’attention portée
    à ces voix de femmes et à Accro Éditions pour sa confiance.

    Sobhiyé – Corps de femmes, mon premier roman paru le 22 janvier 2026 chez Accro éditions. Très heureuse de partager cette date avec vous.

    Beyrouth, années soixante-dix. Dans le quartier chrétien d’Achrafieh, la narratrice et ses amies, Hanane et Nayla, grandissent entre Orient et ouverture à l’Occident. En hissant leurs voix, elles se souviennent des épreuves fondatrices de l’enfance et des subtilités du monde des femmes, au cœur d’une société dominée par les hommes.
    C’est dans l’intimité de la maison, des gestes et des rituels, que l’autrice nous entraîne pour dire la force de résistance de ces femmes, au quotidien d’abord, puis plus tard, face à la guerre.

    📖 Découvrir un extrait et toutes les infos sur le site dAccro Éditions

    – extrait #7
    – extrait #6
    – extrait #5
    – extrait #4
    – extrait #3
    – extrait #2
    – extrait #1

  • Scène Kainf | extrait 2.

    extrait de la soirée La Kainf Poésie Club
    organisée par La Kainfristanaise (24 janvier 2026)
    avec un texte tiré du recueil « J’ai appris à parler sur tes lèvres)

    extrait :
    entre épaule et cou
    peau me mord
    tes creux — flux de mes paupières
    je m’égare, ton embrasure
    courbe rescapée d’un envol de cheveux
    ta mèche, comme habit qui tombe et nudité
    ta peau, ses grains…

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

  • Scène Kainf | extrait 1.

    extrait de la soirée La Kainf Poésie Club
    organisée par La Kainfristanaise (24 janvier 2026)
    avec un texte paru dans la revue Lettres d’hivernage IV

    extrait :
    langue morte des mères
    langue des femmes, langue murée
    dents scellées des filles
    leurs voix — voix devenues ombres
    si les mots aussi s’interdisent
    s’arrêtent en gorge
    quelle histoire, quelle mémoire sans paroles..

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

  • extrait #7 | sobhiyé – corps de femmes.

    dernier extrait avant la parution du roman,
    𝗲𝗻 𝗹𝗶𝗯𝗿𝗮𝗶𝗿𝗶𝗲 𝗹𝗲 𝟮𝟮 𝗷𝗮𝗻𝘃𝗶𝗲𝗿 𝟮𝟬𝟮𝟲

    toutes les infos sur le livre :
    https://graciabejjani.fr/2025/12/06/sobhiye-corps-de-femmes/

    #PremierRoman #Lecture #Littérature #Sobhiyé #CorpsDeFemmes #Beyrouth #Liban

  • un bruit de papier tendre.

    leurs phrases écrivent ta voix
    te feuillettent,
    brutales sous les paupières
    te caressent,
    outrage aux joues (extrait)

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

    micro journal 468-2026.01.17

  • le réel est une phrase qui harcèle.

    bics, feutres… | 11
    format A3, avec la capture des fragments (dessin au bic, coloriage au feutre, contour en noir, découpage ciseaux)
    avant de les assembler, de les coller

  • extrait #6 | sobhiyé – corps de femmes.

    je vous lis un court passage de sobhiyé – corps de femmes
    un nouvel extrait chaque semaine jusqu’au 22 janvier

    toutes les infos sur le livre :
    https://graciabejjani.fr/2025/12/06/sobhiye-corps-de-femmes/

    #PremierRoman #Lecture #Littérature #Sobhiyé #CorpsDeFemmes #Beyrouth #Liban

  • l’épiphanie du rien.

    visage sorti
    exposé neutre
    l’insolence
    de n’être plus personne
    tout matin est effraction

    la joie est ivresse
    reste l’enchantement
    le goût de l’os contre les dents (extrait)

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

    micro journal 467-2026.01.11

  • extrait #5 | sobhiyé – corps de femmes.

    je vous lis un court passage de sobhiyé – corps de femmes
    un nouvel extrait chaque semaine jusqu’au 22 janvier

    toutes les infos sur le livre :
    https://graciabejjani.fr/2025/12/06/sobhiye-corps-de-femmes/

    #PremierRoman #Lecture #Littérature #Sobhiyé #CorpsDeFemmes #Beyrouth #Liban

  • mais anonymes maintenant.

    on a disparu du passé
    langage serré entre les dents
    — morsure sans intention (extrait)

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

    micro journal 466-2026.01.03

  • bics, feutres… | 10

    Commencer l’année avec les couleurs terminées l’année passée,
    format A3, avec la capture des fragments (dessin au bic, coloriage au feutre, contour en noir, découpage ciseaux)
    avant de les assembler, de les coller

  • Marine Riguet | Ni dire ni taire. Le poème en vidéo | extraits.

    Marine Riguet, « Ni dire ni taire. Le poème en vidéo » éditions La Rumeur Libre, 2025.
    Il m’a fallu des mois sans arriver à trouver comment dire la finesse et la beauté du livre de Marine. C’est incroyablement intelligent et sensible à la fois ; une œuvre qui ouvre de nouvelles portes et qui témoigne d’une immense générosité de regard.
    L’écriture de Marine est magnifique, sa langue est d’une justesse rare. Le livre explore le « poème en vidéo » avec tant d’inventivité. Elle nous fait l’honneur de dialoguer avec nos créations, à Milène Tournier et moi, ainsi qu’avec d’autres créateurs de poésie sur YouTube.
    Mais et surtout, il y a l’univers poétique de Marine : une merveille. Ses vidéos-poème, à voir et revoir sur sa chaîne / @marineriguet . Et ses recueils, à lire et relire, en particulier « Antigone sur la route » paru cette année également aux merveilleuses éditions Unes.
    Je ne voulais pas que l’année se termine sans rendre cet hommage. Alors, ne trouvant pas de mots à la hauteur, nous avons préféré Milène et moi lire deux courts extraits du livre.
    Pour remercier Marine, tout simplement

    lire aussi :
    https://diacritik.com/2025/05/26/marine-riguet-le-poeme-indique-des-devenirs-possibles-fugue-pour-visage-ni-dire-ni-taire/

    #MarineRiguet #VideoPoesie #PoesieContemporaine #NiDireNiTaire #AntigoneSurLaRoute #LaRumeurLibre #EditionsUnes

  • extrait #4 | sobhiyé – corps de femmes.

    je vous lis un court passage de sobhiyé – corps de femmes
    un nouvel extrait chaque semaine jusqu’au 22 janvier

    toutes les infos sur le livre :
    https://graciabejjani.fr/2025/12/06/sobhiye-corps-de-femmes/

    #PremierRoman #Lecture #Littérature #Sobhiyé #CorpsDeFemmes #Beyrouth #Liban

  • des mots à hauteur de vent.

    pour d’autres rues
    j’ai quitté
    d’autres figures
    je marche anonyme
    je passe
    débordée de mots à hauteur de vent (extrait)

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

    micro journal 465-2025.12.27

  • extrait #3 | sobhiyé – corps de femmes.

    je vous lis un court passage de sobhiyé – corps de femmes
    un nouvel extrait chaque semaine jusqu’au 22 janvier

    toutes les infos sur le livre :
    https://graciabejjani.fr/2025/12/06/sobhiye-corps-de-femmes/

    #PremierRoman #Lecture #Littérature #Sobhiyé #CorpsDeFemmes #Beyrouth #Liban

  • je boite des doigts.

    plus agiles que mots
    mes mains araignées
    elles me protègent
    elles arrêtent, entourent
    doigts pattes sur le clavier
    je ne suis pas seule
    j’ai mes mains (extrait)

    photos de street art
    réalisées dans différents lieux,
    collectées au fil du temps
    œuvres d’artistes parfois anonymes ou non identifiés
    gratitude profonde
    aux artistes

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

    micro journal 464-2025.12.20

  • extrait #2 | sobhiyé – corps de femmes.

    je vous lis un court passage de sobhiyé – corps de femmes
    un nouvel extrait chaque semaine jusqu’au 22 janvier

    toutes les infos sur le livre :
    https://graciabejjani.fr/2025/12/06/sobhiye-corps-de-femmes/

    #PremierRoman #Lecture #Littérature #Sobhiyé #CorpsDeFemmes #Beyrouth #Liban

  • quand le kebbé est faux.

    C’est bon, mais ce n’est pas le vrai kebbé. L’amie est catégorique. Il faut les trois couches pour faire un kebbé. Je souris. Le vrai. Qu’est-ce qu’un vrai plat ? Une vraie Libanaise ? Qu’est-ce qu’être la vraie fille de sa mère ?
    À Paris, je refuse les restaurants libanais. Tout sauf libanais. Sans chercher à savoir si le restaurant est bon ou pas. (extrait)

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #liban

    micro journal 463-2025.12.12

  • bics, feutres… | 9

    retour aux couleurs (jamais vraiment quittées)
    format A3 pour ouvrir
    avec capture des fragments
    (dessin au bic, coloriage au feutre, contour en noir, découpage ciseaux)
    avant de les assembler, de les coller

  • extrait #1 | sobhiyé – corps de femmes.

    je vous lis un court passage de sobhiyé – corps de femmes
    un nouvel extrait chaque semaine jusqu’au 22 janvier

    toutes les infos sur le livre :
    https://graciabejjani.fr/2025/12/06/sobhiye-corps-de-femmes/

    #PremierRoman #Lecture #Littérature #Sobhiyé #CorpsDeFemmes #Beyrouth #Liban

  • mon prénom au singulier.

    gargouillis de ventre, reniflements
    battements liquides quand ça s’affolait
    je nous ai fabriqué une langue
    venue comme un surgissement
    il suffisait de laisser faire les sons
    le hasard leur donnait sens
    tout ne passait pas par la bouche
    le corps résonnait comme oreille
    je me voyais plurielle (extrait)

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

    micro journal 462-2025.11.27

  • le faux oubli des premières fois.

    Il y a des portes qui baillent, confondent couloirs et chambres. Ouvertes à tout courant.
    Il y a une table. La solidité d’une table, la distance qu’elle installe. Pouvoir s’y appuyer. Écrire ou se cacher dessous, comme avant.
    Et cette obsession du frigo : l’ouvrir souvent, pour rien. Une question posée au froid. Entre dégoût et désir.
    Il y a la peur. Ce premier trou. Absolu, invisible.
    L’ombre — il n’y a pas de mot pour les ombres qui bougent. (extrait)

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

    micro journal 461-2025.11.20

  • bics, feutres… | 8

    dessin au bic
    coloriage au feutre
    contour en noir
    découpage ciseaux
    assemblage des fragments
    collage à la colle d’écolier
    … patience (ou pas), hasard et silence

  • apprendre à mordre sans blesser.

    j’ai appris à parler
    en léchant peaux et plastiques
    reniflant les fruits
    touchant les objets

    je suis tombée
    j’ai trouvé les mots
    en goûtant la rouille, ma morve
    en confondant le sang et la cerise (extrait)

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

    micro journal 460-2025.11.09

  • vite et trop.

    vite et trop
    ça nous déborde
    ça exagère
    emphase puérile
    comme l’enfant et ses glaces
    toutes les couleurs dans une même bouche
    et les parfums perdent leur nom

    l’enthousiasme
    une sorte d’impatience (extrait)

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

    micro journal 459-2025.10.27

  • ça ressemble à l’oubli.

    j’ai un jour cessé de respirer
    je ne suis pas morte
    – le corps a ses réflexes

    je ne respire plus
    ça ressemble à l’oubli
    l’oubli absolu des voix animales (extrait)

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

    micro journal 458-2025.10.18

  • pour cesser d’être humaine.

    elle —
    vitesse friable
    tout à cran

    leur langue trop près
    trop de souffle sur le cou
    et leurs gestes s’imposent
    bruit

    accélérer pour rester entière (extrait)

    #littéraTube​​ #VidéoEcriture​​ #poésie​​

    micro journal 457-2025.10.12

  • la passante